Les gens ne s’imaginent pas qu’un jour ils pourraient ne plus avoir de raison de vivre.  Mais sachez que vous n’êtes pas seul si vous avez des pensées suicidaires.  On estime qu’une personne sur six deviendra sérieusement suicidaire à un moment ou a un autre de sa vie.

Des faits important que vous devez savoir

Les pensées suicidaires sont habituellement associées à des problèmes qui se traitent.

La dépression clinique, les troubles anxieux, la chimiodépendance et d’autres troubles peuvent entraîner une grande détresse émotionnelle et vous empêcher de régler les problèmes efficacement. Vous devez toutefois savoir que, selon les études, la grande majorité des personnes qui reçoivent le traitement approprié voient une amélioration et s’en remettent complètement. Même si vous avez déjà suivi un traitement, n’oubliez pas que les traitements ne fonctionnent pas tous de la même façon selon les personnes et les situations. Il faut parfois plusieurs essais avant de trouver la bonne combinaison.

Ce n’est pas parce que vous n’arrivez pas à les envisager qu’il n’existe pas d’autres solutions que le suicide. C’est simplement que vous n’arrivez pas à les voir.

Des thérapeutes et des conseillers (et parfois des amis) peuvent vous aider à voir les solutions que vous peinez à trouver.

Les crises suicidaires sont presque toujours temporaires.

Vous avez peut-être l’impression que votre malheur ne se terminera jamais, mais vous devez comprendre que les crises sont habituellement limitées dans le temps : on trouve des solutions, les émotions changent, des situations positives imprévues surviennent. On dit que le suicide est un geste à conséquence permanente posé en réaction à un problème temporaire. Ne laissez pas ce geste vous priver des beaux moments qui viendront avec le temps.

Les problèmes sont rarement aussi graves qu’ils en ont l’air à première vue.

Des événements comme la perte d’un emploi ou d’un être cher ou des problèmes financiers sont stressants et peuvent sembler catastrophiques au moment où ils se produisent. Pourtant, des mois ou des années plus tard, ils semblent souvent beaucoup moins graves et plus faciles à surmonter. Il peut parfois être utile de s’imaginer dans cinq ans pour comprendre qu’un problème qui semble désastreux se réglera et que nous y survivrons.

Les raisons de vivre peuvent aider les personnes qui souffrent à s’en sortir.

Un célèbre psychologue a mené une étude sur les survivants des camps de concentration nazis et a conclu que ceux qui ont survécu avaient presque toujours une opinion solide quant à ce qui comptait dans leur vie. Vous pourriez vous aussi vous raccrocher à la vie en pensant à ce qui vous a permis d’avancer malgré les moments difficiles par le passé. Les relations familiales, la religion, l’amour de l’art ou de la nature sont tous des aspects de la vie qui peuvent avoir une signification et apporter de la satisfaction, mais que l’on peut perdre de vue dans une situation de détresse émotionnelle.

Ne gardez pas vos idées suicidaires pour vous!

Vous pouvez trouver de l’aide, que ce soit auprès d’un ami, d’un thérapeute ou d’un membre du clergé. Tournez-vous vers quelqu’un en qui vous avez confiance pour lui faire part de la gravité de la situation. C’est un premier pas sur la voie de la guérison. Joindre un centre d’aide et d’écoute.

Source: American Association for Suicidology, www.suicidology.org